En tête-à-tête avec Claire Gadroit, fondatrice du Rézo des Fondus

par Administrateur le 28 avr. 2021 à 09h37

Haut-savoyarde, amoureuse de sa région, Claire fonde en octobre 2019 le Rézo des Fondus, 1erréseau social professionnel à l’échelle d’un département en France : celui de la Yaute bien sûr ! Véritable soutien aux talents de la Haute-Savoie, ce réseau pas comme les autres aux déjà 17 000 followers et 1 450 adhérents, privilégie l’échange et l’entraide. Objectif : fédérer les professionnels locaux de tout domaine et œuvrer à la promotion du territoire. Mais comment conserver cette nécessité de lien social et professionnel dans le contexte actuel ? C’est ce que nous avons demandé à Claire Gadroit...

Quel est l’ADN du Rézo des Fondus ?

La convivialité, le partage, l’authenticité et le non-jugement. Nous sommes un réseau très inclusif, ouvert sur l’extérieur. Nos membres, qu’ils soient entrepreneurs, artisans, salariés, cadres, dans le domaine de la technologie ou autre, viennent chercher de la convivialité, du professionnalisme, de l’échange, que ce soit via notre réseau digital ou lors de nos événements.

Vous proposez donc à la fois du virtuel et du réel ?

En effet ! Nous sommes un réseau à la carte ! Le Rézo des Fondus c’est à la fois un réseau digital façon « Linkedin local » ouvert à tout profil professionnel de la Haute-Savoie, et un designer d’événements (3 000 participants en 2020). Nous soutenons les entrepreneurs avec « Les Fondus ont du talent » et « Les Soirées des Fondus », faisons découvrir aux enfants les métiers des grands via « Les petits Fondus », et nous avons créé « Dans ma Zone 74 », e-shop d’une trentaine de marques de Haute-Savoie, en ligne depuis le 1erfévrier dernier (avec showroom au Parc des Glaisins).

Designer d’événements, c’est-à-dire ?

Nous « designons » des formats de rencontres innovants. Par exemple, on a créé le Pique-nique des Fondus, un cercle d’entraide professionnel basé sur l’écoute profonde et l’intelligence collective. C’est un format qui n’existe nulle part ailleurs en France, inspiré du Québec et de la Suisse romande.  Chaque format d’événement des Fondus est ainsi tourné vers les soft skills, c’est-à-dire des compétences comportementales. Et je pense que c’est ça qui intéresse : le savoir-être.

En ces temps compliqués, comment réussissez-vous à maintenir le lien entre les membres ?

Nous avons adapté nos conférences en digital, avec kit apéro local by Dans ma Zone 74. Ainsi, en mars dernier, la conférence « Tous farmers ! Tous makers ! Tous doers ! », en direct de la Ferme de Gy, a été un réel succès ! On est sur des thématiques disruptives. C’est rare dans un réseau professionnel de mettre des paysans sur le devant de la scène... et c’est aussi ce qui fédère. Nous mettons également en avant les talents d’ici via des portraits sur « Le Mag des Fondus », disponible sur la plateforme du Rézo et par newsletter.

Avez-vous ressenti un besoin d’échanges et de liens plus important depuis la crise sanitaire ?

Complètement ! Et nous l’avons constaté lorsque nous avons pu reprendre les événements l’été dernier. Nous en avions prévu 2, en extérieur : un sur le lac d’Annecy en Water Taxi, l’autre au château de Menthon. Le succès a été tel que nous avons dû ouvrir une autre date au château une semaine après...

Comment expliquez-vous cela ?

Priver les êtres humains de liens est extrêmement préjudiciable, tant au niveau psychologique que business. Même si nous nous adaptons tous, le digital ne remplacera jamais le lien dans la vraie vie... On a autant besoin de côtoyer des êtres humains que de respirer. J’ai rarement vu les gens avoir autant envie et besoin de se parler, d’échanger. On a tous vraiment ressenti ce besoin vital lors de nos derniers événements. Comme quoi, on peut faire des events « covid friendly » sans problème, il suffit de les organiser dans les normes sanitaires. Les participants étaient heureux ! Et c’est pour cela que le Rézo des Fondus existe.

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