10 dates qui ont fait avancer les droits des femmes en France

par Administrateur le 08 mars 2021 à 09h31

1.1944 : les femmes obtiennent le droit de vote et d’éligibilité 

C’était il y a 76 ans ! Le 21 avril 1944, Charles de Gaulle octroie le droit de vote et le droit d’éligibilité aux Françaises. Un an plus tard, 12 millions de femmes se rendent dans les isoloirs et glissent leur tout premier bulletin de vote dans une urne pour le 1er tour des élections municipales. Une victoire après bien des années de lutte pour obtenir l’égalité des droits politiques avec les hommes. 
 
 
 

2.1965 : les femmes mariées peuvent exercer une profession et ouvrir un compte bancaire sans l’autorisation de leur mari

Il y a 55 ans, une femme mariée n’avait pas la possibilité de signer un contrat de travail ni d’ouvrir un compte bancaire sans le consentement de son époux. 1965 marque un véritable tournant grâce à l’adoption de la loi sur la réforme des régimes matrimoniaux. Ce texte permet aux Françaises d’accéder à l’indépendance financière. Seules les veuves et les célibataires échappaient jusqu’alors à la règle.   
 
 
 

3.1967 : la loi Neuwirth autorise la contraception 

La loi de 1920 assimile la contraception à l’avortement. En 1966, le député Lucien Neuwirth rédige une proposition de loi afin d’autoriser et de libéraliser le recours à la contraception. Sous le feu des critiques, une année lui a été nécessaire pour convaincre le parlement d’adopter et promulguer la loi Neuwirth.  Ainsi, la vie des femmes mais aussi du couple a été révolutionnée. 
 
 
 

4.1970 : l’autorité parentale remplace la puissance paternelle

En 1970, la notion de « puissance paternelle », instaurée dans le code civil napoléonien de 1804, disparait. Elle est remplacée par « l’autorité parentale » qui est désormais exercée en commun par les deux parents.  Autrefois considérée comme « mineure », la femme ne pouvait prendre de décisions relatives à ses enfants car ces choix revenaient au « chef de famille ».  
 
 
 

5.1975 : Loi Veil pour l’Interruption Volontaire de Grossesse

En 1974, Simone Veil, alors ministre de la santé, est à l’origine de la loi sur l’IVG qui dépénalise l’avortement : « Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les trois cent mille avortements qui, chaque année, mutilent les femmes de ce pays, qui bafouent nos lois et qui humilient ou traumatisent celles qui y ont recours. » Après 25 heures de débat et de vives critiques de ses opposants, le projet de loi est finalement adopté et mis en place pour une période de 5 ans. Elle sera reconduite définitivement en 1979. 
 
 

 
6.1981 : création d’un ministère dédié aux droits des femmes

Le Premier ministre Pierre Mauroy choisit en 1981 de remplacer le secrétariat à la Condition féminine créé par Valéry Giscard d’Estaing en 1974 par un ministère des Droits de la femme avec à sa tête Yvette Roudy. On lui doit notamment le remboursement de l’IVG par la Sécurité sociale et la loi portant sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. 
 
 

 
7.1982 : première journée des droits des femmes en France

En 1977, l’ONU proclame le 8 mars journée internationale des femmes. Cinq ans plus tard, Yvette Roudy officialise cette date comme journée internationale des luttes des femmes à la suite des revendications du mouvement de libération des femmes. Cette année, le thème de la journée est le suivant : « Leadership féminin : pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 ». 
 
 
 

8.1984 : le congé parental est ouvert à chacun des parents

Avant 1984, il n’était question que du congé maternité. Inscrite dans le code du travail, la loi du 4 janvier 1984 a permis d’ouvrir le congé parental d’éducation aux deux parents à condition qu’ils aient au moins un an d’ancienneté au jour de la naissance de l’enfant. A partir du 1er juillet 2021, la durée du congé paternité double pour passer de 14 à 28 jours.
 
 
 

9.2014 : loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes

Cette loi comprend différentes mesures pour établir une égalité réelle entre les deux sexes opposés. Elle incite notamment les pères à prendre un congé parental, protège les mères isolées des impayés de pension alimentaire et améliore la lutte contre les violences faites aux femmes. 
 
 

 
10.2016 : loi interdisant tout agissement sexiste au travail 

Une interdiction explicite des « agissements sexistes » figure depuis 2015 dans le Code du travail : « Nul ne doit subir d'agissement sexiste, défini comme tout agissement lié au sexe d'une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant ». La loi de 2016 permet de rappeler dans le règlement intérieur les dispositions du Code du travail relatives aux « agissements sexuels » et l’employeur doit prévenir leur survenance dans l’entreprise. 
 
 
Le saviez-vous ? En France, certaines lois étonnantes sont parfois restées en vigueur très longtemps, bien que non appliquées. Par exemple, les Françaises ont officiellement eu le droit de porter un pantalon… en 2013 ! 
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