En tête-à-tête avec... Vincent Favre-Félix : nouvelle étoile annécienne

par Administrateur le 26 févr. 2021 à 14h52

Dans le contexte actuel, vous attendiez-vous à intégrer le cercle restreint des chefs étoilés ?

Franchement absolument pas. Je n’y pensais pas. L’année 2020 a été particulière pour tous. Nous ne savions même pas si les distinctions allaient avoir lieu cette année, si un nouveau Guide MICHELIN paraîtrait.
 
 

Comment vivez-vous le fait d’avoir obtenu cette étoile dans cette période particulière ?

Je le vis plutôt bien, justement parce que le contexte est compliqué. Cette distinction a amené beaucoup de bonheur et de sérénité à toute l’équipe du restaurant, et en tant que chef, c’était un rêve de gosse ! Son obtention est un beau coin de ciel bleu en cette période grise. Recevoir cette distinction, nous permet de continuer à avancer dans la bonne direction, avec plaisir et passion, et en restant nous-mêmes et récompense également le travail des producteurs avec qui je collabore.
 
 

Quelle a été votre première réaction ?

Un grand moment d’émotion !  Comme la cérémonie était « numérique » cette année, j’étais à la maison avec mes enfants et c’est avec eux que j’ai vécu cette annonce. C’était un moment tellement intense... Et en plus, c’était le jour de l’anniversaire de ma femme. Inoubliable !
 
 

Pensez-vous avoir repéré les inspecteurs du Michelin lorsqu’ils sont venus manger ?

Non, pas vraiment. Parfois on a des doutes, quand on voit des personnes seules et selon leur attitude. Mais personne ne s’est présenté, personne ne m’a dit que peut-être quelqu’un viendrait, et c’est ce qui prouve qu’on fait bien notre travail.
 
 

Qu’auriez-vous aimé qu’ils commandent si vous aviez pu choisir pour eux ?

L’entrée, plat et dessert signatures du restaurant : l’œuf beaufort arabica, une entrée réinterprétant des produits qui composaient les petits-déjeuners de mon enfance à la ferme ; l’omble chevalier fumé au foin et confit à l’huile d’olive avec quinoa menthe coriandre passion, bouillon et sorbet omble chevalier fumé en plat ; puis l’olive de Nyon, citron de Menton et amande de Provence, un dessert du chef pâtissier Romain Garcia, en hommage à la région de ses parents.
 
 

Est-ce qu’on cuisine différemment quand on est un étoilé qui ne peut faire que de la vente à emporter ?

Différemment n’est pas forcément le mot. Mais on s’adapte et on se réinvente pour faire face à la situation et continuer à faire partager une expérience culinaire à nos clients. Quant à l’obtention de l’étoile, elle confirme nos choix et motive nos projets sur Annecy...
 
 
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