Une éponge au malabar !

par Administrateur le 16 déc. 2020 à 16h06

De toutes les fêtes de Noël, il y en a toujours une au parfum singulier. Celle dont on se souvient et qui marque nos esprits à l’instar de la madeleine de Proust.

Ne vous y trompez pas, je ne vous ferai pas l’affront d’une recette, je suis bien plus mauvaise en pâtisserie que la Gommette au chocolat ! J’aurais pu vous offrir la recette de la dinde, là, je saurais être une experte mais j’ai choisi d’évoquer la bienveillance du souvenir.

Parce que les souvenirs, nous en avons besoin en ces temps compliqués. Nous avons su, ces derniers mois, nous poser, nous freiner, nous recentrer, nous réinventer, nous motiver… Alors puisons dans nos meilleurs souvenirs, les meilleurs pour nous inciter à rêver, les plus durs pour nous corriger.

C’était il y a 37 ans, le sapin était grand et les guirlandes brillantes. La maison avait été copieusement fouillée en quête de la plateforme logistique non connectée. Une fois notre gilet jaune ôté (il ne servait à rien de vouloir modifier le planning de livraison), une nuit raccourcie par nos tentatives de réveil parental, notre plus joli sourire en guise de petit déjeuner… arrivait enfin l’heure de la délivrance !

La connexion ne s’exprimait pas encore en G mais en petites cartes écrites à la plume, joliment collées sur les paquets cadeaux où le packaging de marques était persona non grata. Le rôle de la plus jeune, à savoir votre narrateur, était l’excitation et la distribution ; celui de sa sœur, l’agacement car la petite n’avait pas fait ses armes sur la plateforme logistique au sourire ; quant aux parents, très loin d’être relégués en cuisine, avaient le rôle de diplomates et l’intention de faire durer le plaisir !

Noël, cette année, aura un parfum différent. Nous nous affranchirons de la demi-bûche, la crème au beurre ne passerait pas. Nous nous ferons un « Zoom », trinquerons à l’avenir de nos enfants, chacun chez soi mais les cœurs réunis et palabrerons gentiment, sans la dictature du chronomètre, sur la prochaine réunion de famille.

C’était il y a 37 ans et son parfum est toujours dans ma tête, ma sœur adorée m’offrait une éponge pour le bain au parfum de Malabar !!!

 

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